La Z.A.T. – Zone d’Art Transitoire est une initiative culturelle libre et ouverte, pensée comme un espace d’expression artistique hors des cadres traditionnels, dans des lieux inattendus ou inoccupés : une place de village, un ancien entrepôt, un jardin public, une friche, un hall désaffecté, un quartier oublié.
Cette exposition collective éphémère réunit des artistes visuels, créateurs, artisans d’art, performeurs et collectifs autour d’une démarche commune : reconnecter l’art à la vie quotidienne, dans des formats souples, accessibles et participatifs.
Une manifestation libre, conviviale et sans but lucratif
La Z.A.T. est :
- ouverte au public, sans billet, sans barrières,
- gratuite, tant pour les visiteurs que pour les artistes exposants,
- à but non lucratif, portée par l’association Palette Culturelle.
- ancrée dans le territoire, en lien avec ses habitants et ses espaces.
Elle invite à la surprise et à l’émerveillement, en requalifiant un lieu par la seule puissance du geste artistique. Peintures, installations, sculptures, performances, arts vivants ou sonores viennent créer un événement éphémère, vivant, librement accessible.
Une rencontre directe entre artistes et public
Au-delà de l’exposition, la Z.A.T. propose :
- des ateliers participatifs,
- des performances en direct,
- une auberge espagnole conviviale,
- des moments de partage entre les artistes et le public.
Chaque édition est unique, définie par son lieu, ses participants, ses énergies. Elle favorise la visibilité des artistes émergents ou confirmés, hors des circuits marchands habituels, en valorisant l’autonomie, la diversité des pratiques, et l’engagement culturel.
Objectifs de la Z.A.T. – Zone d’Art Transitoire
Un projet artistique à portée sociale, politique et territoriale
La Z.A.T. ne se limite pas à exposer de l’art : elle s’inscrit dans une dynamique engagée de réappropriation temporaire de l’espace public, à la manière des ZAD, mais avec pour outil central la création artistique.
Elle répond à plusieurs objectifs fondamentaux :
- Réinvestir les lieux abandonnés ou délaissés.
La Z.A.T. s’installe là où l’art n’est pas attendu : friches, parkings, cours, zones de transition. Elle interroge l’usage et la gestion des espaces communs, en affirmant le droit à l’expression et à la beauté dans des lieux souvent oubliés ou invisibilisés.
Occuper sans posséder, créer sans bétonner.
- Offrir une alternative aux circuits marchands de l’art.
Face à la concentration des lieux de diffusion (galeries élitistes, foires, institutions), la Z.A.T. redonne de la valeur à l’exposition hors-marché, dans un esprit d’ouverture, de gratuité et d’autogestion.
Les artistes exposent librement, sans commission, sans hiérarchie, dans une dynamique d’entraide et de coopération.
Libérer la création de ses vitrines normatives.
- Créer un espace de lien direct entre les artistes et les habitants.
La Z.A.T. propose des formats participatifs : ateliers, auberge collective, scènes ouvertes. Ce n’est pas une galerie silencieuse : c’est un lieu d’échanges, de frottements, de paroles et de vécus partagés.
Elle agit comme un micro laboratoire social, où l’art n’est pas décor mais dialogue.
Faire de l’art un vecteur de lien, pas de distance.
- Encourager l’expérimentation libre et poétique.
La Z.A.T. est toujours en transite, fragile, vivante. Elle permet aux artistes d’oser des gestes hors-format, non calibrés pour la vente ou la rentabilité. Elle encourage l’éphémère, le bricolé, l’inachevé, la recherche en acte.
Donner le droit d’essayer, de rater, de recommencer.
- Soutenir une culture ancrée, locale et résiliente.
En investissant des lieux proches des gens, en soutenant des artistes de terrain, la Z.A.T. participe à une écologie culturelle :
- faible empreinte logistique,
- mutualisation des ressources,
- implication locale directe,
- décentralisation des pratiques culturelles.
L’art comme territoire fertile et en lutte douce.

